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Saison 2013


Tu as effectué deux grands Tours durant cette saison. Que penses-tu de cette expérience d’un point de vue physique et mental ?
Ma saison 2013 a été marquée par la malchance (chutes, maladies ou blessures) et le manque de réussite. A la fin du Tour de France, mon esprit était déjà tourné vers la saison 2014 avec l'idée de me servir de cette saison compliquée pour effectuer un gros travail en vue de l'année prochaine. Enchaîner un deuxième grand tour était donc un passage obligé pour prendre de la caisse, me faire passer une marche et poursuivre ma progression. Une saison sans grands résultats n'est jamais facile à vivre mais ne veut toutefois pas dire que l'on ne progresse pas. A la fin du Tour de France, la fatigue était présente mais, je me sentais plutôt bien physiquement et c'est pour cette raison que j'ai pris la décision de m’engager sur la Vuelta. Je savais que la forme était là mais, que la fraîcheur allait sûrement me manquer. Je suis donc allé en Espagne sans penser au général mais en espérant gagner une étape. L'inconnu était d'un point de vue mental. En effet, faire un grand tour c'est partir un mois (une semaine avant la course + trois semaines de course), souffrir pendant 21 étapes, encaisser les changements climatiques, les transferts et supporter la pression tous les jours. Avec le recul, je pense que c'est presque plus dur mentalement que physiquement. En effet, les barrières sont souvent psychologiques alors qu'à l'inverse on ne connaît pas vraiment les limites du corps humain. On dit souvent que le mental contrôle et dirige le physique. Forcément j'ai eu des jours difficiles, mais je retiens beaucoup de positif et je sais que d'avoir couru ces deux grands Tours me sera très utile dans la connaissance de moi-même et dans ma progression pour la saison prochaine.

Si tu avais à comparer ces deux épreuves, quelles seraient tes remarques concernant les parcours, les transferts, l’organisation, l’ambiance, la préparation des coureurs…..
C'est très difficile de comparer le Tour de France avec une autre course. Aucune course ne ressemble à la grande boucle. En juillet tout est décuplé, les spectateurs sont plus nombreux, l'organisation est parfaite, la pression est terrible et la vitesse en course folle. En Espagne, la course est beaucoup plus « relax », les routes sont plus larges ce qui enlèvent beaucoup de stress. L'ambiance générale n'est pas la même non plus. En effet, beaucoup de coureurs présents sur la Vuelta ont déjà en tête le championnat du monde et sont là pour se préparer. A l'inverse, au Tour de France tout le monde arrive à 100% au départ pour être performant dès la première étape. La grosse différence se situe au niveau des transferts. On en a eu énormément sur cette Vuelta que ce soit avant les étapes ou après. Il n'était pas rare d'avoir deux heures de bus avant et après la course. La veille de la dernière étape nous sommes même arrivés à l'hôtel à une heure du matin. Cependant j'ai vraiment aimé l'ambiance et les parcours, je pense que je participerai à nouveau à cette épreuve mais en la préparant spécifiquement et en arrivant avec plus de fraîcheur.

Tu t’es mis au service de certains de tes équipiers durant cette Vuelta. Cela doit changer de ta position de leader mais, en même temps être gratifiant, n’est-ce pas ?
J'ai pris beaucoup de plaisir à aider les copains sur ces deux courses. Je me présente toujours au départ des épreuves avec l'envie de bien faire et avec beaucoup d'ambitions. Cependant, les circonstances de course font que parfois les objectifs ne peuvent être remplis. Dans ces cas là, je n'ai aucun problème à me mettre au service des coureurs plus en forme ou en bonne position afin de les aider du mieux possible et de mettre en avant l'équipe. Sur le Tour j'ai aidé Dani Navarro à rentrer dans le top10, même si j'ai dû mettre de côté mes ambitions personnelles. Je n'ai aucun regret car l'objectif a été atteint. Sur la Vuelta, aider Nicolas Edet à ramener le maillot à poids à Madrid et faire partager mon expérience à Yoann Bagot pour qu'il réalise le meilleur classement général possible m'a beaucoup plu. Je n'ai aucun problème à me mettre au service de l'équipe. Le plus important c'est que chaque coureur de l'équipe puisse se mettre au service des autres afin de faire briller le collectif.

Pas de victoire d’étape sur la Vuelta mais, « Cofidis » ramène le maillot de meilleur grimpeur et de belles places d’honneur. Est-ce conforme à ce que vous espériez en début de course ?
L'objectif au départ du tour d'Espagne était une victoire d'étape mais, au fil des jours le maillot à pois est devenu un objectif majeur. Ramener cette tunique est une fierté car c'est le travail de toute une équipe. Malgré cet objectif, on a toujours gardé à l'esprit d'en gagner une, malheureusement sans réussite. J'ai eu une belle occasion lors de l'étape de Castelldefels où on a été rattrapé à 2km du but par le reste de l'échappée. Lors de l'arrivée à l'Angliru j'étais encore dans le bon coup mais, les jambes n'étaient pas assez bonnes pour gagner au sommet.

Bernard Bourreau ne t’a pas retenu pour les mondiaux alors que tu faisais parti de la liste des 13 présélectionnés. Est-ce une décision prise d’un commun accord ?
Au début de la Vuelta, nous roulions sous des températures de 35 degrés, on a même eu plusieurs fois 38 à 40 degrés. La chaleur était étouffante et lors de l'étape du 7 septembre, on a dû affronter la pluie, le vent et des températures voisinant les 5 degrés toute la journée. Il faisait horriblement froid dans les descentes et de nombreux coureurs ont abandonné pour cause d'hypothermie. Personnellement, je n'avais jamais vu autant de coureurs s'arrêter dans les tunnels ou chez les gens pour se changer. C’est fou de perdre 30 à 35 degrés en une journée. Forcément dans ces conditions et avec la fatigue le corps souffre beaucoup. Le lendemain, j'ai eu une grosse douleur à la cheville qui a empiré au fil des étapes, une grosse ténosynovite des péroniers latéraux (sorte de grosse tendinite à la cheville). Dès mon retour en France j'ai effectué une échographie et le diagnostic n'était pas très bon, repos obligatoire. J'ai donc appelé Bernard Bourreau pour le prévenir et refuser une éventuelle sélection car je n'aurais pas pu être à 100%. Pour participer à un championnat du monde il faut être au top et être certain de pouvoir tenir son rôle, ce qui n'était pas mon cas.

Il reste encore quelques belles épreuves à disputer en cette fin de saison. Es-tu engagé sur certaines d’entre elles ?
Malheureusement pour moi, suite à cette blessure je dois observer au minimum une semaine d'arrêt et pas mal de séance de kiné, ma saison est donc terminée.


Séquelles de la chute 1ère étape du Tour de France

L’équipe Cofidis n’a pas été épargnée par la critique durant ce Tour de France. Au final vous atteignez l’objectif annoncé, un top 10. Pas si mal après tous les déboires que vous avez connus ?
Effectivement l'objectif de départ était de mettre un coureur dans le top 10, nous avons donc rempli notre objectif. Malheureusement, ce bilan passe un peu inaperçu pour les médias qui ne donnent pas la même importance à tous les résultats. Je suis un peu déçu du "traitement" de la presse envers notre équipe. Nous avons été beaucoup critiqués en début de Tour alors que nous avons eu énormément de malchance avec quatre coureurs pris dans la chute à Bastia. De plus, le parcours emprunté lors de la première semaine n'était pas vraiment adapté aux profils des coureurs de Cofidis et nous savions que la fin de la deuxième semaine et surtout la troisième semaine nous serait plus favorable. Nous avons réalisé une très bonne deuxième partie de Tour même si il manque une victoire d'étape. La 9ème place au général de Dani passe un peu inaperçu alors que si ça avait été un français ont aurait dit que c'était un exploit.

Tu as frisé l’abandon à plusieurs reprises après ta chute de la première étape. Où as-tu trouvé la motivation et les ressources pour poursuivre et terminé ce Tour 2013 ?
Après ma chute du premier jour, le moral était au plus bas. Je sentais bien que les douleurs et les plaies étaient suffisamment sérieuses pour compromettre mes ambitions au général. Mes craintes se sont confirmées le lendemain où j'étais incapable de forcer et de bien respirer. Après cette seconde étape, j'ai essayé de me raccrocher à d'autres objectifs, aider Dani et tenter de décrocher une victoire d'étape. Malheureusement, pendant dix jours j'ai vraiment subi la course sans prendre le moindre plaisir. Les douleurs étaient si fortes que même dans le grupetto c'était très difficile. J'ai pensé plusieurs fois à l'abandon mais on n'abandonne pas le Tour de France, on va au but de soi-même pour essayer de terminer la course. C'est difficile à expliquer mais sur la grande boucle, tous les coureurs vont plus loin dans la douleur, s'accrochent plus et repoussent leurs limites. J'ai toujours gardé à l'esprit la dernière semaine, qui passait sur mes routes d'entraînements, avec des étapes plus favorables pour moi. Tous ces efforts n'ont pas été vains puisque quand les douleurs ont été moins fortes, j'ai réussi à me faire plaisir en prenant deux belles échappées et en aidant Dani à rentrer dans le top 10.

Les retransmissions télévisées des étapes le prouvent, le comportement et l’inconscience de certaines personnes sur le bord des routes sont effrayants. Qu’en penses-tu en tant qu’acteur ?
Le Tour de France est un spectacle géant, gratuit, diffusé dans de nombreux pays et forcément certaines personnes veulent se faire remarquer en passant à la télé. Beaucoup sont déguisées, courent à coté de nous sans se rendre compte du danger. Nous, les coureurs, n'aimons vraiment pas ce genre de comportement. Lorsque les gens s’agitent à coté de nous avec des drapeaux ou des bouteilles de bière à la main, la menace est réelle et ça ne nous aide pas. Je pense que les spectateurs ne se rendent pas toujours compte des risques qu'ils font courir aux coureurs et peut être qu'il faudrait encore plus les sensibiliser à ce genre d’imprudences.

On parle beaucoup dopage dans le monde du cyclisme. Constates-tu une évolution positive dans ce domaine et un changement des mentalités ?
Depuis mes débuts dans le peloton professionnel en 2008, je n'ai jamais rien vu de surréaliste ou d'impossible. Aucune victoire ne m'a semblé "hors-normes" et impossible à obtenir proprement. Le vrai problème c'est que certaines personnes et notamment des journalistes ne croient plus en aucune performance. Ils remettent le moindre exploit en doute, souvent sans preuve et malheureusement ce sont leurs articles que le grand public lit pour se faire un avis. Je pense que le cyclisme a connu une mauvaise période mais si on veut avancer, il faut arrêter de regarder derrière et de ressortir des histoires du passé. La majorité des coureurs actuels n'a jamais couru à cette époque et c'est pourtant nous qui en subissons les conséquences. Le peloton aujourd’hui est sans aucun doute plus propre que jamais. Nous sommes le sport le plus contrôlé au monde et il est vraiment possible de réaliser de grandes performances honnêtement.

Qu’as-tu fais depuis l’arrivée sur les Champs Elysées et quels sont tes objectifs pour cette fin de saison ?
Depuis la fin du Tour, j'ai pris quelques jours de repos, le corps en avait besoin. J'ai repris tranquillement l'entraînement, notamment en allant faire le critérium de Dijon, remporté par mon copain Arthur Vichot. Je ne me suis pas arrêté complètement, j'ai toujours roulé un peu pour garder la condition en vue de la fin de saison. J'ai recommencé cette semaine une phase plus intensive en vue de ma reprise au Tour de l'Ain. La troisième semaine du Tour m'a vraiment conforté sur mon état de forme et je suis très motivé pour la fin de saison. Je vais donc reprendre au Tour de l'Ain avant de partir sur le Tour d'Espagne. La Vuelta n'était pas prévue à mon programme mais faire deux grands Tours, dans la même saison, peut vraiment me faire passer un palier en vue des prochaines années. De plus, si la condition continue à s'améliorer j'espère pouvoir réaliser de belles choses et pourquoi ne pas, retourner aux championnats du monde.


Tu as connu les chutes, les problèmes de santé en ce début de saison. Quel est ton état de forme actuellement ?
Mon début de saison a été un eu compliqué. J'ai accumulé la malchance avec une chute sur Paris-Nice et un virus qui m'a fatigué. Toutefois depuis le Dauphiné je sens que la forme s'améliore et que les sensations reviennent.

Après ton excellente performance sur le contre la montre du championnat de France, dans quel état d’esprit te sens-tu à la veille du départ de la grande boucle ?
Le championnat de France s'est très bien passé pour moi puisque j'ai terminé 4ème du contre la montre. Lors de la course en ligne, les sensations étaient très bonnes mais j’ai été malchanceux. La forme semble revenir au bon moment et j'espère qu'elle ira crescendo jusqu'à la fin du Tour pour faire une belle course et prendre beaucoup de plaisir. Les championnats m'ont permis de me rassurer et d'aborder le Tour avec un bon moral.

Viseras-tu des étapes ou plutôt une place au classement général ?
Au départ du Tour la priorité est de mettre un coureur de l’équipe dans les dix premiers à Paris. Personnellement, je pars avec moins de stress que les autres années, je compte vraiment prendre les étapes au jour le jour et surtout revenir sur le continent en ayant évité les chutes et avec le moins de retard possible. Je ferai un premier bilan après les Pyrénées pour voir si ma forme du moment me permet de pouvoir jouer le classement général ou si je me concentre sur une victoire d'étape. Je pense que les trois premiers jours du Tour en Corse seront déjà très importants et pourront éliminer quelques prétendants au classement général. Il faudra rester attentif et espérer que la chance soit de notre coté.

L’équipe Cofidis a fière allure sur le papier. Quels sont les objectifs de ta formation ?
C'est vrai que nous arrivons au départ du Tour avec une très bonne équipe.  Collectivement l'équipe est très performante depuis le début de l'année et on sent qu'elle monte en puissance depuis le Dauphiné. Comme je l’ai dit, l'objectif de l'équipe sera de mettre un coureur dans le top10 à Paris et de gagner une étape. On sait que ce ne sera pas facile mais on a l'équipe pour réaliser nos objectifs.

L’épilogue du 100ème Tour de France aura lieu en Haute-Savoie, tout près de chez toi. Est-ce une source de motivation ou un stress supplémentaire à gérer ?
La fin du Tour est vraiment une source de motivation. Pouvoir courir la plus grande course du monde dans sa région, tout près de sa maison est vraiment un moment unique. Je sais que de nombreux supporters seront là pour m'encourager et me soutenir et ça me donne vraiment un surplus de motivation. De plus, ces deux dernières étapes seront certainement décisives pour le classement général et il y aura certainement un superbe spectacle.


Tu n’as pas pu défendre tes chances sur l’étoile de Bessèges vu que tu es tombé malade. T’es tu bien remis de ta maladie ?
Le début de saison est toujours une période critique, le froid et les nombreux virus qui circulent augmentent le risque de tomber malade. Au départ de l'étoile de Bessèges, un coureur de l'équipe était déjà malade et malgré une mise en "quarantaine" nous sommes trois à avoir attrapé à notre tour le virus. Pour moi c'était une grosse trachéite qui m'a vraiment mis à plat et m’a contraint à l'abandon. Suite à cette course, je suis resté quatre jours sans vélo avant de reprendre très doucement, le virus étant toujours présent et les sensations absentes. J'ai vraiment voulu prendre mon temps avant de reprendre plus intensivement l'entraînement. Je suis allé en stage avec l'équipe dans le sud de la France pour profiter d'un meilleur climat avant de partir pour les courses en Espagne.

Tu as ensuite disputé plusieurs épreuves en Espagne. Les sensations étaient-elles bonnes ?
Nous avions un programme plutôt chargé en Espagne puisque nous avions six jours de courses répartis sur environ une semaine. La première, le Tour d'Andalousie durait quatre jours. Je savais que ma forme ne me permettrait pas de jouer les premiers rôles. Je voulais surtout qu’elle s'améliore au fil des étapes et c'est ce qui s'est passé. Les courses suivantes, le Tour de Murcie et la clasica Alméria étaient pour moi un vrai test afin de voir ou je me situais physiquement. Le Tour de Murcie s'est très bien déroulé, que ce soit personnellement ou collectivement. Je prends la 13ème place à l'arrivée sur un parcours difficile mais c'est surtout collectivement que Cofidis a réalisé une superbe course. En effet, Dani Navarro remporte l'épreuve et l'équipe place quatre coureurs dans les seize premiers. Le lendemain, les sensations étaient toujours bonnes et nous avons tous travaillé pour Stéphane Poulhiès en prévision de l'arrivée au sprint où il prend une belle 5ème place. Cette semaine en Espagne m'a permis de travailler dans de bonnes conditions et d'améliorer ma forme en vue de Paris Nice.

Tour de Murcie, une belle victoire pour l’équipe Cofidis. Elle doit faire du bien ?
Effectivement, cette victoire nous a fait du bien et récompense un bon travail de l'équipe. Nous sommes depuis le début de l'année, très bien collectivement mais il nous manquait la victoire. Dani a fait une superbe dernière montée et a prouvé qu'il était déjà très fort. Cette victoire nous permet d'arriver plus sereins sur les gros objectifs à venir.

Maintenant place à Paris-Nice, un objectif avoué pour l’équipe. Etes-vous prêts pour ce premier défi de début de saison ?
Paris-Nice est la première grosse course par étape de l'année et toutes les équipes sont très motivées pour faire un gros résultat. Cette course est un objectif pour Cofidis et je pense que nous sommes capables de faire de belles choses. L'équipe monte en puissance depuis quelques semaines et les derniers résultats le prouvent. Dani et Luis Maté étaient très forts en Espagne, Egoitz Garcia l’est aussi depuis le début de l'année et Rein et moi montons en puissance. J'espère que les premiers jours de courses ne seront pas trop compliqués et que nous réussirons à éviter les pièges afin d'arriver sur les premières étapes difficiles avec le moins de retard possible. En ce qui me concerne, je vais sur cette course dans une forme un peu moins bonne que l'an dernier. Je serai donc au service de Dani Navarro et de Rein. Malgré tout, cela ne m'empêche pas d'avoir de l'ambition et j'espère être capable de faire une belle semaine avec pourquoi pas une belle surprise à Nice.

As-tu ensuite prévu un break ou pars-tu sur de nouvelles courses ?
Après Paris-Nice, j'ai décidé de changer un peu mon programme par rapport à l'an passé. J'enchainerai avec une coupe de France, Cholet Pays de la Loire, puis le critérium international en Corse, le Tour du Pays Basque et Liège Bastogne Liège. Ma coupure sera certainement après Liège avant de commencer la préparation pour le Tour de France.


2013 ! Que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année ?
Je ne vais pas faire dans l'originalité, mais je souhaiterais simplement être épargné par les blessures et les maladies pour faire une belle saison avec mon équipe et remporter le plus de courses possible. A titre collectif, j'espère que l'équipe Cofidis fera une grande saison, avec de nombreuses victoires et une belle présence collective sur les courses.

Quels sont les principaux objectifs de l’équipe Cofidis pour la saison 2013 ?
Cofidis souhaite vraiment réaliser une belle saison et retrouver son "standing" afin de remonter dès 2014 en Pro Tour. Avec l'équipe que nous avons, je pense que c'est un objectif tout à fait réalisable. Pour cela, il faudra des victoires et signer de belles prestations sur les plus grandes courses. Nous avons un collectif de grande qualité, plutôt tourné vers les courses à étapes. Les principaux objectifs seront les courses comme Paris-Nice, Le Tour de Catalogne, le Dauphiné, le Tour de France et la Vuelta. On souhaite vraiment briller sur les classements généraux. Nous serons plusieurs coureurs protégés et nos programmes seront répartis pour essayer d’obtenir les meilleures places sur chaque épreuve. Bien évidemment le Tour reste un objectif prioritaire, que ce soit pour les coureurs ou pour l'équipe et je sais que nous avons le potentiel pour réaliser de grandes choses en juillet. Pour cela on espère être invité sur les plus de belles courses (Paris Nice, Pays Basque, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège...) car on a également des coureurs capables de briller sur ces courses comme Navarro, Levarlet ou le Mevel...

Tu as déjà effectué quelques stages avec ta nouvelle formation. Quel est ton premier ressenti ?
Nous avons déjà participé à deux stages et on part mardi en Espagne pour le dernier avant la reprise des compétitions. Le ressenti est très bon, l'ambiance est excellente et on a « super » bien travaillé en novembre et décembre. Cofidis est vraiment une grande équipe, avec un passé prestigieux et qui souhaite retrouver le top niveau. Le budget est également plus important que dans les autres équipes où je suis passé et cela se ressent. Nous avons un staff plus conséquent et très professionnel. On sent que l'ensemble de l'équipe (mécanos, kinés, assistants, directeur sportifs) tire dans le même sens et chacun à son niveau est motivé pour que l'équipe réalise une grande saison. De plus, le manager général a réussi à se faire respecter et apprécier par son professionnalisme et son envie de nous apporter le meilleur, que ce soit sur les lieux d'entrainements, le matériel ou le programme de courses. Son expérience chez Astana avec Contador est un réel plus pour nous.

As-tu modifié ta préparation hivernale par rapport aux années précédentes ?
Ma préparation hivernale a un petit peu changé. En effet, le fait d’avoir plusieurs leaders dans l'équipe, me permet de retarder mon pic de forme. Ces dernières années, je devais arriver en très bonne condition dès les premières courses par étapes pour essayer de marquer des points en vue des invitations. C'est pour cela que je n'ai jamais souhaité être le leader unique d’une formation. Cofidis ne me met aucune pression pour le mois de février et c'est un avantage pour travailler sereinement pendant l’hiver. Ce changement m’a permis de m'entraîner avec moins d'intensité et par conséquent, un peu moins de ski de fond. Le premier objectif sera donc Paris-Nice avec Rein comme leader et moi pour l'accompagner le plus possible et viser les étapes. Cela me permettra d'arriver prêt physiquement pour Bessèges mais avec une plus grosse marge de manœuvre en vue de Paris-Nice.

Connais-tu déjà les grandes lignes de ta saison et ton planning de début d’année ?
Les grandes lignes seront à peu près les mêmes que ces dernières années, à la différence que la pression sera partagée avec les autres leaders de l'équipe, ce qui me rendra plus fort j'en suis certain. Je commencerai ma saison à l'Etoile de Bessèges, puis le Tour d'Andalousie, les boucles du Sud Ardèche et Paris-Nice. La suite n'est pas encore définie car elle dépendra des invitations. Mes principaux objectifs seront, Paris-Nice, les classiques Ardennaises, si Cofidis est invitée, puis le championnat de France CLM et le Tour de France. J'ai vraiment décidé cette année, en accord avec l'équipe de ne pas jouer le général sur le Dauphiné-Libéré mais de viser uniquement quelques étapes afin de préparer au mieux le championnat de France du contre la montre et le Tour de France.


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